« YKCOWREBBAJ » : Un poème absurde ? 🌀
Dans De l’autre côté du miroir, Alice découvre le célèbre poème du Jabberwocky. Face à ce lexique mystérieux, notre réaction immédiate est le rejet de ce qui semble absurde. Comme Alice, nous cherchons désespérément un sens à travers le « silence déraisonnable du monde ». [1] C’est ce que le philosophe Albert Camus appelait l’absurde.
Cet article soutient pourtant que le Jabberwocky est un apprentissage thérapeutique qui nous guérit de l’insécurité existentielle qu’il provoque. En s’appuyant sur La logique du sens de Gilles Deleuze, nous démontrerons que ce poème n’est pas « vide de sens », mais déborde au contraire d’« un excès de sens ».
Le texte obéit à la logique stricte du jeu : si les mots sont bizarres, la structure grammaticale, elle, reste bien solide et nous protège de la folie. En maintenant le sens « à la surface », la grammaire devient une « épée vorpaline », une arme capable de transformer le non-sens en antidote contre la schizophrénie. Et si, pour protéger notre santé mentale, la clé était d’accepter le non-sens comme un jeu protecteur, que l’on nomme l’Oulipo ?
Keywords : Jabberwocky / Absurde / Non-sens / Oulipo / Gilles Deleuze / Jacques Lacan /
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Introduction :
Jabberwocky est sûrement l’un des poèmes les plus connus de Lewis Carroll. On le retrouve dans De l’autre côté du miroir. Dans cette suite d’Alice au pays des merveilles, Alice s’aventure désormais dans un monde où tout est inversé. C’est ici qu’elle découvre un livre qui révèle le célèbre poème. Mais à première vue, ce texte n’a aucun sens.
Comme nous, Alice est immédiatement confrontée au non-sens de ce qu’elle lit :
« YKCOWREBBAJ
Sevot xuetucils sel ; eruehlirg tiaté lI
: tneialbirv te edniolla’l rus tneiaryG
; sevogorob sel tneialla xuetovilf tuot
. tneialliuofab sugruof snohcrev seL » [2]
Face à ces phrases insensées, Alice ne se décourage pas. Elle se rappelle que : « c’est un livre du Miroir ! Si je le tiens devant un miroir, les mots seront de nouveau comme ils doivent être. » [3] En s’aidant du miroir pour remettre les mots à l’endroit, elle parvient à donner du sens à ce qui lui paraissait incompréhensible.
Elle lit maintenant ceci :
« JABBERWOCKY
Il était grilheure ; les slictueux toves
Gyraient sur l’alloinde et vriblaient
Tout flivoreux allaient les borogoves ;
Les verchons fourgus bourniflaient. » [4]
Pourtant, même à l’endroit, le texte semble nous échapper. Nous expérimentons alors autant qu’Alice ce sentiment d’absurde face à des « mots-valises » inventés par l’auteur, comme « slictueux » ou « borogoves ». Mais même en ne comprenant qu’un mot sur deux, l’histoire prend forme. Comment des mots absurdes peuvent-ils tout de même raconter une histoire sensée ?
La réponse tient en une distinction : celle entre l’absurde de Camus et le nonsense de Lewis Carroll. Pour Camus, l’absurde naît de la confrontation entre « l’appel humain et le silence déraisonnable du monde. » [5] Cependant, il faut distinguer le « non-sens » absurde (français) du « nonsense » logique (britannique). Si ses mots sont insensés, ils cachent une véritable démonstration de logique.
Là où les critiques voient le Jabberwocky comme une porte ouverte vers la folie, cet article soutient qu’il s’agit surtout d’une porte fermée à clé contre l’absurde. Ici, la grammaire n’est pas une contrainte, mais une armure. Elle devient « l’épée vorpaline » qui nous permet de manipuler des concepts vides de sens. Grâce à elle, le lecteur peut enfin trancher dans le chaos du lexique sans sombrer dans l’angoisse du vide.
Ce poème a ainsi une fonction quasi thérapeutique : il n’est pas un poème « vide », mais bien un poème « trop plein » de sens, qui nous propose une véritable guérison face à l’inconnu. Pour découvrir comment la structure logique nous protège, traversons, nous aussi, le miroir.
I) Deleuze : produire du sens avec du non-sens
Le Jabberwocky est un poème réputé pour avoir un lexique incompréhensible. Cependant, il renferme une grammaire d’une grande richesse. A la fois mathématicien et poète, Lewis Carroll a captivé les traducteurs les plus courageux et les philosophes les plus passionnés. Gilles Deleuze s’est appuyé sur Lewis Carroll pour révéler des analyses poussées sur le nonsense.
Dans son ouvrage Logique du sens, le philosophe explique que ce poème réconcilie le non-sens et le sens. Il y consacre plusieurs chapitres. Mais pourquoi Gilles Deleuze fonde-t-il sa théorie de la « Logique du sens » sur un poème qui relève du non-sens ?
Au chapitre « 11ᵉ série : du non-sens », il explique que le sens et le non-sens ne s’opposent pas comme le vrai ou le faux. Il écrit : « Le non-sens n’est pas le contraire du sens ». [6]
Le non-sens n’est donc pas l’absence de sens, c’est justement ce qui permet au sens de se fabriquer. Il se concentre dès lors non pas sur ce que les mots veulent dire, mais sur ce qu’ils produisent en nous : du sens. Le Jabberwocky fonctionne comme une grande machine où les mots-valises sont les rouages d’un mécanisme qui donne du sens à ce qui semble insensé.
Il est vrai que les mots employés sont l’invention directe de Lewis Carroll. Il invente ce que l’on nomme aujourd’hui « des mots-valises », c’est-à-dire des mots dans chacun desquels on peut en ranger plusieurs autres. Pour comprendre le sens profond de ce poème, il est important de différencier les « mots-valises » des simples « mots composés ».
La langue allemande est particulièrement réputée pour posséder beaucoup de « mots composés ». Cela facilite l’apprentissage, car plusieurs mots s’intègrent pour n’en former qu’un seul, comme dans « Schneemann » par exemple. « Schnee » signifie « neige », et « mann » se traduit par « bonhomme ». En allemand, « Schneemann » veut donc littéralement dire « homme de neige ».
Mais « Schneemann » n’est pas un mot-valise au sens de Lewis Carroll. Pourquoi ? Parce qu’en linguistique, là où le mot composé juxtapose deux termes entiers, le mot-valise, lui, fusionne deux concepts en sacrifiant une partie de leur forme. Dans Schneemann, les deux unités restent intactes : c’est une addition classique, où 1 + 1 = 2. À l’inverse, le mot-valise de Carroll suit la logique du miroir où 1 + 1 = 1. Cette réduction de deux réalités en une seule n’est pas une simple fantaisie : il fusionne sans additionner.
Ce poème est un problème de logique. N’oublions pas que Lewis Carroll était avant tout un mathématicien. Si le lexique est vide de sens, la structure grammaticale, elle, reste intacte. Les mots ont beau être inventés, on comprend tout de même le sens de la phrase. Et cela, dans n’importe quelle langue.
Les « mots-valises » nous forcent à construire un sens nouveau à partir d’une structure grammaticale intacte. Bien que les mots ne signifient rien dans le dictionnaire, la grammaire, elle, est parfaitement respectée. Les mots s’entrechoquent, se brisent et fusionnent autour d’une syllabe commune.
Voici le mécanisme défini par Lewis Carroll dans la préface de La Chasse au Snark, que Deleuze commente : « Si à la fameuse question Sous quel roi, dis, pouilleux ? Parle ou meurs, on ne sait pas si ce roi est Richard ou William, et qu’on répond « Rilchiam », voilà un mot-valise opérant une « synthèse disjonctive ». [7]
Avec cette citation, Deleuze montre que le mot-valise est une réponse à une question qui nous contraint à choisir : Richard ou William ? Si l’on choisit Richard, William disparaît et si l’on choisit William, c’est Richard que l’on sacrifie.
Face à ce dilemme, Lewis Carroll propose une solution : Rilchiam. Ce n’est pas une réponse absurde, c’est une réponse qui maintient les deux vérités ensemble. C’est ce que Deleuze appelle la « synthèse disjonctive » : on n’additionne pas, on opère une synthèse pour ne rien perdre. Ce n’est plus une addition, mais une union de deux séries.
Pour bien le comprendre, imaginons une valise à double compartiment : un seul contenant est capable d’abriter deux sens distincts. Carroll parvient ainsi à exprimer deux idées simultanément. C’est le principe même de « Rilchiam » (qui fusionne Richard et William), ou dans notre quotidien actuel, avec le mot « Brexit » (qui unit Britain et Exit).
Appliqué au poème, ce mécanisme donne naissance à des termes comme « slictueux » ou « borogoves ». Bien que ces mots soient inventés, le récit devient clair et l’action se dessine d’elle-même.
C’est exactement ce qui rend le poème du Jabberwocky si mystérieux. Lewis Carroll ne se contente pas d’assembler des mots, il les fusionne pour former de nouveaux sons. Pour Deleuze, Lewis Carroll manifeste un intérêt pour le fait de « créer une langue dans le langage ». En refusant de figer les définitions, Carroll ne produit pas du vide, mais stimule notre désir de sens.
II) Lacan : Lalangue du Jabberwocky
« Cette langue dans le langage » met en lumière la frontière entre le nonsense britannique et le non-sens français. Pour Jacques Lacan, il est important de ne pas les confondre. Le non-sens relève techniquement de l’absurde comme chez Camus.
À l’inverse, le nonsense britannique fait le lien entre l’écriture et la prononciation : le son crée sa propre légitimité. Il ne produit pas un sentiment de vide mais de désir. Celui qui en parle le mieux est encore le personnage d’Humpty Dumpty. Au chapitre VI de De l’autre côté du miroir, intitulé « Le Gros-Coco », il impose sa loi et ses définitions.
Surnommé « Gros-Coco » en français en raison de sa forme d’œuf, il se présente à Alice comme un expert du langage. Avec le mot « slictueux », il enseigne à l’héroïne ce qu’est un mot-valise :
« Eh bien, slictueux signifie souple, actif, oncteux. Tu vois, c’est comme une valise : il y a deux significations emballées ensemble pour former un seul mot. » [8]
Ces mots freinent notre lecture. Quand Gros-Coco demande à Alice ce qu’elle comprend du poème, elle répond simplement : « C’est l’histoire de quelqu’un qui tue un monstre. » [9] La grammaire permet ainsi de suivre l’histoire.
Avant même d’entrer dans la deuxième strophe, nous identifions des personnages pris dans une scène de vie intime : un père met en garde son fils contre un dangereux monstre nommé le Jabberwock. Pour le moment, nous ne connaissons rien de lui, si ce n’est qu’il a une « gueule qui mord » [10] et des « griffes qui happent ». [11]
Mais le Jabberwocky ne se joue pas qu’à la surface rassurante de la logique. Il touche surtout les profondeurs de notre rapport psychique au langage. Derrière la figure de ce monstre de conte de fées se cache une peur beaucoup plus profonde : celle de perdre le contrôle des mots. Pour comprendre pourquoi ces mots inventés nous rassurent autant qu’ils nous inquiètent, il faut faire un détour par Jacques Lacan.
Le texte de Carroll illustre parfaitement la primauté du signifiant (le mot, le son) sur le signifié (le concept, le sens). Dans notre quotidien, nous pensons utiliser les mots pour désigner des choses préexistantes. Mais Carroll démontre exactement l’inverse.
Les mots « slictueux », « frumieux » ou « borogoves » n’ont aucune réalité dans le dictionnaire, et pourtant, ils agissent sur nous. Ils prouvent que la langue nous préexiste, qu’elle nous traverse et nous constitue avant même que nous puissions la comprendre par des définitions.
Pour décrire cette matière linguistique brute, Lacan invente un concept : « Lalangue », écrit en un seul mot. Lalangue, c’est le langage saisi avant sa fonction de communication. C’est la pure matérialité sonore du mot, sa dimension pulsionnelle et charnelle. En lisant le poème, le lecteur ne décode pas un message, il renoue avec cette véritable jouissance phonétique.
Nous « goûtons » les néologismes de Carroll comme on savoure la musicalité d’une chanson dont on ne maîtrise pas les paroles. Les sonorités produisent un effet d’affect et de présence presque physique. Face au Jabberwocky, nous retrouvons ce rapport premier à une langue qui nous affecte corporellement par ses sons nouveaux, avant même d’être apprivoisée par la raison.
Mais attention ! Le risque de Lalangue sans limite c’est la folie. Normalement, quand le sens se dérobe, l’angoisse surgit. Dans la psychose, et plus particulièrement dans la schizophrénie, notre dictionnaire intime qui encadre la langue s’effondre. Mais le coup de génie de Carroll est de nous offrir un voyage en toute sécurité dans cette jouissance des sons potentiellement dangereuse.
En maintenant une syntaxe intacte, Carroll dompte la puissance sauvage de Lalangue et la transforme en conte. Il nous permet de plonger dans le plaisir pur du son sans jamais nous y noyer. C’est pourquoi, cette armure syntaxique n’est plus seulement théorique : elle prend vie dans le récit sous la forme d’un affrontement héroïque.
III) La mort du Jabberwock : la victoire de la grammaire
Le combat s’engage enfin face au Jabberwock à « l’oeil flamboyant ». [12] Cette créature représente notre peur panique de perdre le sens. C’est pourquoi sa mort constitue la victoire du nonsense logique sur l’absurde camusien. Là où Sisyphe subit la tragédie de l’absurde dans la répétition impuissante, le guerrier de Carroll s’en libère par l’action syntaxique.
D’un geste précis, « le glaive vorpalin virevolte, flac-vlan ! ». [13] Le monstre est décapité. Brandir sa tête est le trophée même d’une conquête intellectuelle : le héros a réduit le monstre insaisissable à un simple objet grammatical que l’on peut manipuler. La logique de la syntaxe a terrassé la folie du lexique.
L’écrivain Antonin Artaud prouve que ce poème se situe loin de la folie qu’on lui reproche. Dans la Logique du sens, Gilles Deleuze révèle la relation tendue entre Lewis Carroll et Antonin Artaud. Ce dernier accuse l’auteur du Jabberwocky de plagiat. L’accusation portée par Artaud est fascinante : il a l’impression que Carroll lui a volé ses « cris » pour en faire des « mots rigolos ».
Atteint de schizophrénie, Antonin Artaud ne pouvait pas supporter la légèreté de Carroll. En 1945, depuis l’asile de Rodez, il entreprend de traduire le Jabberwocky, mais il finit par le rendre intraduisible. Il écrit :
« On peut dire que le Jabberwocky est l’œuvre d’un lâche qui n’a pas voulu dire son nom. » [14]
Pour Artaud, qui subit les électrochocs à Rodez, le non-sens n’est pas une récréation, c’est une torture. Artaud reproche à Carroll d’avoir transformé des « cris de suppliciés » en « mots pour enfants ». Mais cette haine d’Artaud pour le poème est pour nous la preuve ultime de la réussite de Carroll : le Jabberwocky n’est pas une œuvre de folie, mais une œuvre contre la folie.
Si Artaud rejette Carroll, c’est parce que ce dernier refuse de sombrer. Carroll maintient le sens à la surface, ce que le schizophrène en souffrance ne peut supporter. Grâce au jeu de la grammaire, Lewis Carroll réussit à civiliser l’absurde. Cette décapitation par la structure est un acte oulipien avant l’heure.
Raymond Queneau définissait les membres de l’Ouvroir de Littérature Potentielle comme « des rats qui construisent eux-mêmes le labyrinthe dont ils se proposent de sortir ». [15] L’écrivain oulipien n’est pas le guerrier du récit, mais Lewis Carroll lui-même : il s’aventure dans le labyrinthe du nonsense lexical, et en sort vainqueur en respectant l’ordre de la syntaxe.
C’est en cela que Carroll est un véritable « plagiaire par anticipation » de l’Oulipo. Bien avant la naissance officielle du mouvement en 1960, Carroll applique déjà son principe fondamental : la contrainte libératrice. Si Lewis Carroll n’a pas connu la méthode S + 7 (qui consiste à remplacer chaque nom d’un texte par le septième suivant dans le dictionnaire) inventée 90 ans plus tard par l’oulipien Jean Lescure, sa méthode est similaire.
Lewis Carroll invente ses propres contraintes pour créer son poème. En s’imposant des règles extérieures strictes, l’écrivain oulipien se libère de l’angoisse de la page blanche. Cette peur absurde du vide, transforme la création en un espace de jeu rigoureux.
C’est ici que le geste devient thérapeutique, tant pour l’auteur que pour nous lecteur : on ne subit plus l’angoisse du langage, on en devient l’artisan.
Lorsque le guerrier revient, il est célébré : « Tu as donc tué le Jabberwock ! Dans mes bras, mon fils rayonnois ! » [16] La joie change alors de nature. Ce n’est plus la simple jouissance sonore du son, c’est la joie triomphante de l’adulte qui a enfin apprivoisé la musique par le jeu.
Conclusion :
Chez Albert Camus, l’homme doit « imaginer Sisyphe heureux » [17] malgré l’absence de sens du monde. Avec Lewis Carroll, la lecture nous rend heureux précisément grâce à l’absence de sens, car elle libère notre imaginaire. Le bonheur naît du fait que la grammaire (la structure) nous sécurise suffisamment pour que l’inconnu (le lexique) devienne un terrain de jeu et non une menace. Le nonsense permet, en quelque sorte, de soigner l’absurde par la grammaire.
Nous voilà désormais armés. Le « non-sens » carrollien est en réalité une structure hyper-logique qui, loin de nous perdre, nous apprend à habiter le langage avec courage. Finalement, Carroll nous guérit d’une obsession moderne : celle de vouloir absolument traduire et décoder le monde pour le posséder. Le Jabberwocky nous enseigne une sagesse plus profonde : on peut ne pas tout comprendre et pourtant ne pas être perdu. La grammaire est cette armature invisible qui nous permet d’embrasser l’étrangeté du réel avec joie.
C’est pourquoi Lewis Carroll décide de finir son poème en répétant exactement la première strophe. Si le monstre est mort, le monde du miroir reste le monde du miroir, toujours aussi étrange. Le monde n’a pas changé, mais nous, lecteurs, avons évolué. On ne comprend pas plus de mots à la fin qu’au début, mais on ne s’en inquiète plus. Le monstre de l’incompréhension est dompté : nous avons enfin « décapité » l’angoisse de ne pas comprendre.
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Bibliographie :
Livres :
– Albert Camus, Le Mythe de Sisyphe, Paris, Éditions Gallimard, coll. « Folio Essais », 1985.
– Lewis Carroll, De l’autre côté du miroir,Trad. Jacques Papy, Paris, Gallimard, 2010.
– Lewis Carroll, La chasse au Snark : Une agonie en huit crises, Trad. Jean-Luc Fradet, Paris, Éditions Globophile, 2013.
– Antonin Artaud, Lettre à Henri Parisot, in Œuvres complètes, Vol. IX, Paris : Gallimard, 1971.
– Gilles Deleuze, Logique du sens, Paris, Les Éditions de Minuit, coll. « Critique », 1969.
– Oulipo, La Littérature potentielle : créations, re-créations, récréations, Paris, Éditions Gallimard, coll. « Idées », 1973.
Articles :
– Marie-Anne Thomasset-Kraft, L’exercice du non-sens, exercice du désir (consulté le 7 juin 2026). Lien URL : https://www.lacan-universite.fr/lexercice-du-non-sens-exercice-du-desir/
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